Arbres palissés

Je vous ai laissé entendre, il y a quelques jours, qu’un nouveau projet prenait forme au jardin.

En effet, samedi et mardi, papa est venu m’aider à construire une structure pour palisser 4 tilleuls et à planter les arbres. Nous sommes presque venus à bout de ce travail mardi après-midi et c’est mon Namoureux qui, le soir, a planté le dernier arbre du quatuor.

Le travail touche à sa fin…

Je souhaitais ne plus voir l’affreux bâtiment en face de chez nous. Cet immeuble de 4 étages, à environ 150 ou 200 m de la maison, nous gâche la vue quand on est sur la terrasse ronde. 
Je prends toujours bien soin de ne pas montrer cet angle là sur mes photos. Toute l’importance du cadrage… 😉  Mais croyez-moi sur parole, c’est moche!… 

L’idée des arbres palissés me trottait donc dans la tête depuis un moment même si, à la base, je ne suis pas une grande fan de ces structures artificielles.  
Cette solution s’est néanmoins imposée pour atteindre mon but en tenant compte des végétaux déjà densément plantés au jardin.  Ces arbres feront office de fond de verdure à l’arrière de mes massifs sans que je sois obligée de supprimer certains rosiers!
Deux auraient suffit pour cacher cette perspective disgracieuse mais d’un point de vue esthétique, on a préféré en planter tout le long de la palissade : 4 arbres donc!

Avec Hugo, on avait envie d’arbres fruitiers palissés mais je n’en ai pas trouvé de la hauteur qu’il me fallait.  
J’ai aussi songé un temps aux hêtres pourpres, fond sombre pour les rosiers et clématites… Mais il y a déjà le sambucus nigra à cet endroit là  et en plus, mon homme préférait du feuillage vert!  On a donc finalement opté pour des tilleuls (tilia europaea pallida).
Les tilleuls sont excellents pour la formation en palissage car ils supportent très bien les tailles sévères. Ils ont en plus l’avantage de pousser plus vite. On a hâte d’avoir un écran végétal efficace!
En espérant que la structure se laisse oublier avec le temps et disparaisse dans le feuillage.

Je tenais à laisser une ouverture au dessus des palissades pour que nous ne nous sentions pas « enfermés ».  Ainsi, les passants pourront encore jeter un oeil indiscret et saluer la jardinière…  Il ne fallait pas non plus que ce soit trop haut pour ne pas ombrager cette terrasse qui profite, le soir, des derniers rayons du soleil.

Ce qui répondait au plus près à ces attentes, et qui était disponible tout de suite en pépinière, c’étaient des arbres de 2,70 m de hauteur totale (1,90 de tronc + 3 étages espacés de 40 cm). Un peu plus grand que prévu, ce qui va occasionner du travail supplémentaire, mais tant pis! Adjugé, vendu!

Comme nous avions déjà les poteaux sur lesquels couraient des câbles pour attacher mes rosiers grimpants, il suffirait donc d’y fixer les lattes horizontales. C’est du moins ce que nous pensions avant de commander les tilleuls. Sauf que les poteaux n’étaient qu’à 2,50 m de hauteur! Il a donc fallu les remonter tous de 20 cm puisque les arbres font 2,70 m!

Ensuite on a redescendu de 20 cm le niveau du câble en acier sur lequel courront encore rosiers et clématites, creusé de larges trous pour planter les arbres, fixé les lattes espacées de 40 cm, arrosé… Deux journées de dur labeur! Qu’est-ce que papa a pesté contre les épines de mes rosiers! « Gottferdom de nondedju » (en bon belge qui jure).

J’ai fini la journée en repalissant des rosiers sur le câble. Je dois encore finir…

palissage du rosier ‘Théo’, une obtention d’André Eve

Si des curieux veulent regarder chez moi, la vue sera quand même ajourée grâce aux grimpantes!
Je tiens à notre intimité quand même! 😉

Voilà, je suppose, notre dernier grand projet. Le jardin étant petit et déjà bien rempli, je ne vois pas ce que je pourrais encore inventer comme gros travaux!
A part un jour refaire la pelouse mais avec un chien dans les parages, ça ne me paraît pas envisageable…

Publié dans Le jardin | 13 commentaires

Fleur bleue

Après le jaune des primevères et des narcisses, ce sont des touches de bleu qui parsèment le jardin en cette fin mars.
Pour commencer, cette petite scène au bord de la terrasse ronde : primula denticulata, véroniques, muscaris…

Cette jolie véronique repiquée en avril dernier s’est immiscée entre les muscaris latifolium et ça me plaît beaucoup.

Avec les primula denticulata dans le même ton, on obtient ici un joli camaïeu de bleu.

Je suis sous le charme aussi de ces mignonnes anémones blanda, encore trop discrètes à mon goût dans le jardin. Pourvu qu’elles s’étendent et prennent bien leurs aises à l’image des tapis d’anémones sauvages que j’admire dans les bois!

Près de la grande terrasse, d’autres muscaris (muscaris armeniacum) tiennent compagnie aux primevères et à l’aubriète ‘Cascade Blue’.

Les muscaris ont des fans.

Mes hépatiques semblent enfin vouloir se développer… Je trouve ces fleurs très difficiles à photographier mais je m’obstine à essayer!

Les pervenches au pied du muret près de la terrasse font plein de nouvelles pousses.

Quelques hyacinthes, peu nombreuses et très discrètes, légères comparées à celles que l’on trouve chez les fleuristes, mais elles embaument!

Les aubriètes, des achats tout simples, il y a 2 ans, que je ne regrette vraiment pas! 

Une pulmonaire entre bleu et violet…

Un gros coussin de violettes. Il faudrait se mettre à plat ventre à chaque fois qu’on passe tout près!

Ce sont là toutes mes fleurs bleues du moment.  
S’il n’y avait pas les baveux, je pourrais ajouter à la liste les jolis bulbes de chionodoxa… 

Et quand, en plus, le ciel est bleu comme ces derniers jours et que le soleil brille, c’est le bonheur!

Publié dans Le jardin | 12 commentaires